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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 16 août 2012

Un nombre incalculable de pleurs.


Il y a
Dans le caniveau
Après la pluie
Une lune
Ruisselante.
En pleurs
Dans le canal
Vers minuit.
Dans le canal
Vers minuit
Il y a les belles mains
D’un homme seul
Qui boit
Ses larmes.
Il y a
Au cinquième étage
D’un immeuble
Si près du chenal
Une femme
Qui voit
Un homme pleurer
Et boire des larmes de pluies.

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